Science sans conscience n’est que ruine de l’âme…

mardi 11 mars 2008 à 15:21

Appliqué à la politique, on pourrait dire : la théorie sans comprendre véritablement les aboutissants n’est que perte d’électeurs.

Le score du Modem au niveau national en est la parfaite illustration. S’ils ont des théories qui peuvent paraître sympathique à entendre, en réalité il n’y a aucun aboutissant derrière. Pas étonnant donc de voir un score aussi faible pour un parti qui se veut être l’égal français des partis démocrates en Europe.

Le ni droite ni gauche, c’est très bien puisqu’ils sont au centre. Encore faut-il avoir des idées de ce que doit être le centre. Malheureusement il semble se dessiner un jeu de dupe qui consiste à faire croire que l’on peut prendre les meilleures idées de gauche et les meilleures idées de droite, secouer le tout et obtenir un programme. Car si ça c’est de la théorie, il ne faut pas oublier l’aboutissant : comment on détermine une bonne idée à droite et une bonne idée à gauche ? Uniquement grâce à l’idéologie propre à un parti. Or le Modem fait impasse avec cette dernière. Ce qui peut sembler curieux pour un parti comportant le terme de démocratie dans son nom. En effet s’il y a bien un phénomène universel qui tue la démocratie c’est l’absence d’idéologies.

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Jean-Bernard

La liberté d'expression ne doit pas avoir de couleur...

samedi 9 février 2008 à 19:05

Petit billet afin que les imbéciles puissent me lyncher... Avis à ceux qui pourront comprendre alors ^^

Il y a peu, le politique Le Pen fidèle pour ses propos frisant le ridicule et la stupidité a été condamné par la justice à de la prison avec sursis et une amende de 10 000€. Ses propos portaient sur l'occupation allemande qui à ses yeux n'aurait pas été si cruelle que cela.
Si les propos sont choquants, déplacés et stupides il n'en demeure pas moins que de condamner par l'intermédiaire de la justice l'est tout autant !

En effet, comme je l'indiquais dans le titre de mon billet : la liberté d'expression ne doit pas avoir de couleur ! Je ne porte aucune intention de soutenir des tels propos mais en revanche je ne me range pas dans la catégorie de ceux qui condamne par l'intermédiaire de la loi la liberté d'expression ! Je suis même étonné que les défenseurs des droits de l'homme mais aussi les prétendus "démocrates" ne manifestent pas plus leur hostilité à de telles restrictions. Peut-être, et sans doute, est-ce le manque de courage politique...

Cette condamnation fait application de la loi dite Gayssot de 1990 (n° 90-615 du 13 juillet 1990 pour les puristes). Outre son côté scandaleux qui consiste à donner aux politique l'écriture de l'histoire, c'est aussi un mal français et que l'on retrouve en grande partie dans ce que l'on nomme "inflation législative". En effet, il est courant de croire -en France- qu'une loi suffit pour résoudre les problèmes ! Les exemples se ramassent à la pelle, malheureusement... Mais en réalité, de telles lois ne font que masquer le problème, plutôt que de combattre ces idées malsaines et stupides par le dialogue, le débat, les arguments, on préfère se cacher derrière une loi :

- "Ah ! regardez monsieur le juge ce qu'il a dit c'est interdit par la loi..."

Parce que la liberté d'expression ne doit pas avoir de couleur, que l'orateur soit d'extrême gauche ou d'extrême droite, qu'il soit jaune, noir, ou blanc, aucune censure étatique ne doit être permise ! Laissons les gens s'exprimer c'est à la société civile de condamner les propos en allant combattre par l'argument les idioties qu'un politique, comique ou tout simplement citoyen profère !

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Jean-Bernard

Activité croissante en ce moment...

lundi 4 février 2008 à 11:43

Comme vous l'avez certainement constaté, cela fait quelques jours qu'aucun billet n'a été ajouté. Pour tout vous dire, une activité croissante m'a pris pas mal de mon temps. Je n'ai donc pu faire part de mes commentaires sur l'actualité. Ceci dit, à en voir ce qui s'y passe il n'y a pas grand chose à commenter...

La seule chose qui devient interessante dans le paysage politique se passe outre-atlantique, aux USA, avec les primaires. Alors même si le candidat que j'estime le plus à même de défendre les libertés outre son côté pro-life c'est le républicain Ron Paul !

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Jean-Bernard

Une taxe toujours des taxes...

jeudi 17 janvier 2008 à 22:46

Après moultes hésitations de l'exécutif sur comment financer la suppression des publicités de France Télévisions, qui il faut le reconnaitre est le sujet de préoccupation majeur des français, il semblerait que nous nous orientions vers.... une taxe.

Le Français ayant un pouvoir d'achat si élevé ont peut bien se permettre de lui ponctionner une petite part supplémentaire, après tout l'état gère tellement mieux notre argent qu'une telle aide ça ne se refuse pas. Donc pensez à acheter rapidement tous vos appareils électroménagers car bientôt non seulement après avoir payé l'écotaxe ainsi que la taxe sur la propriété intellectuelle (pour tous les appareils d'enregistrement), sans parler de la TVA, vous devrez payer un supplément au nom du financement du service public. J'annonce donc d'ors et déjà à tous les magasins d'électroménagers que c'est terminé ils viennent de me perdre comme client car désormais j'en ai marre de servir de vache à lait pour un système à l'agonie. J'achèterai sur Internet, loin des ponctions étatiques en tous genres.

Mes propositions pour le monde audiovisuel :

  • Supprimons au moins la moitié des chaînes TV publiques (grand maximum trois chaînes maximum, l'idéal étant qu'il y en ait pas du tout. Au nom de quoi l'état se permet de faire de la propagande avec notre argent ?), il y aura déjà plus d'argent à se repartir.
  • Redonner au CSA le rôle de simple "attributeur" de fréquence TV et non d'autorité de censure.
  • Augmenter éventuellement les tarifs des pages publicitaires sur le service public.
  • Laisser le choix aux contribuables de financer la redevance à hauteur qu'il souhaite. Ceux qui voudront y mettre beaucoup d'argent le feront et ceux qui souhaitent faire autre chose de cet argent le feront aussi. Il faut responsabiliser, or ce n'est pas en obligeant sous la contrainte qu'on le fait !

Voilà les principales idées qui me viennent en vrac à l'heure où j'écris ce billet. Maintenant certaines sont plus ou moins réalisables rapidement.

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Jean-Bernard

CP| Suppression des départements: la commission Attali reprend la proposition d'Alternative Libérale

lundi 14 janvier 2008 à 11:53

Tout le monde s’accorde à dénoncer le caractère obsolète de l'échelon administratif départemental. Reprenant la proposition d’Alternative Libérale, la Commission Attali demande la suppression des conseils généraux et le rattachement de leurs compétences aux régions et aux agglomérations de communes. Ce sera aussi le thème de campagne des candidats de Alternative Libérale aux élections cantonales, dont Louis-Marie Bachelot dans le Maine-et-Loire, Jacques Barthel dans le Bas-Rhin et pas moins de 4 candidats dans les Bouches-du-Rhône.

S’attaquer au poids de l’Etat, c’est aussi restructurer le fameux « mille-feuilles » administratif. Depuis de nombreuses années, les collectivités locales contribuent largement à la croissance des dépenses et des effectifs de la fonction publique. Résultat effectifs pléthoriques, accroissement de la bureaucratie et multiplication des emplois en doublon. Il est temps de rationaliser le fonctionnement de ces strates et de revenir sur leur dérive incontrôlée jusqu’à présent.

Alternative Libérale s’associe pleinement à cette proposition et demande au gouvernement de la mettre en œuvre aussi rapidement que possible. Le renforcement du rôle des municipalités et des régions constitue une étape importante dans le mouvement de décentralisation inachevé, assurant une simplification considérable de la vie des élus locaux et des entreprises.

Nous constatons aussi que la décentralisation « à la française » s'est accompagnée d'une recentralisation fiscale, la moitié des budgets des départements étant des dotations étatiques. Nous ajoutons deux propositions complémentaires aux recommandations de la commission : rendons l'autonomie fiscale et financière aux collectivités et abrogeons le statut de la fonction publique territoriale.

Le chemin vers des collectivités libres et responsabilisées reste complexe. Faisons le premier pas dimanche 9 mars !

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Jean-Bernard

Sarkozy : Pour la rupture, on repassera...

mercredi 9 janvier 2008 à 21:33

Nicolas Sarkozy a tenu hier sa conférence de presse de rentrée. Alors que ses discours lors de la campagne électorale pouvaient nous faire attendre des réformes de fond (certes sans illusion, comme nous l'avions dit à maintes reprises), nous constatons aujourd'hui que le nouveau Président de la République se complait fort bien dans l'immobilisme.

Son discours d'hier est, à cet égard, consternant :

  • Emploi : rien sur l'allègement du code du travail, des charges sociales...
  • Rien sur la réforme de l'assurance maladie
  • Rien sur la réforme des retraites
  • Rien sur l'éducation
  • Rien sur la fiscalité et l'épargne (excepté une nouvelle taxe pour financer France Télévisions)
  • Rien sur la réforme du syndicalisme, pourtant préalable à toute autre réforme

Nicolas Sarkozy semble donc inconscient des principales préoccupations des Français au quotidien. Où est la rupture ?

Les seules mesures annoncées sont des gadgets bureaucratiques et coûteux.

Citons entre autres :

- Une mission sur la croissance confiée à deux Prix Nobel : Les deux Prix Nobel retenus pour cette mission ne sont certainement pas ceux dont les idées permettront de relancer la croissance française. Joseph Stiglitz est l'idole des mouvements altermondialistes dans le monde entier. Quand à Amartya Sen, il ne cache pas ses convictions fortement ancrées à gauche. Nicolas Sarkozy ne savait donc pas comment relancer la croissance lorsqu'il briguait les suffrages des Français ?

- Un possible arrêt de la culture des OGMs : Aucun danger relatif à la consommation d'Organismes Génétiquement Modifiés n'a jamais été prouvé. Tous les grands pays développés à travers le monde poursuivent des politiques de culture et de recherche sur les OGM. En les interdisant, Nicolas sarkozy céderait à l'une revendication infondée des mouvements écologistes d'êxtrême-gauche.

- La suppression de la publicité sur les chaines de télévision publiques : Nicolas Sarkozy fait sienne une idée que l'on n'entendait jusqu'à présent que dans les milieux d'extrême-gauche. Il souhaite en effet taxer les chaînes privées, les fournisseurs d'accès Internet et les opérateurs de téléphonie mobile pour financer les chaînes publiques. Si on avait laissé le choix aux consommateurs entre conserver la publicité sur les chaînes publiques et se faire taxer sur les autres services qu'ils utilisent, qu'auraient-ils répondu ?

- Une politique industrielle relancée à l'aide de la Caisse des Dépôts et un protectionnisme assumé : L'idée même de "politique industrielle" est absurde. Les hommes de l'Etat n'ont jamais été et ne peuvent pas être de bons entrepreneurs, car leur destin n'est pas lié à leurs résultats dans l'entreprise. Croire en l'illusion d'un Etat entrepreneur, c'est croire en la justification et l'efficacité de la collectivisation des ressources et de la planification centralisée. L'Histoire a pourtant déjà tranché. Quand au protectionnisme, il pénalise tous les consommateurs ainsi que les concurrents français des entreprises protégées.

Les propositions avancées lors de cette conférence de presse sont inquiétantes pour l'avenir puisque Nicolas Sarkozy semble avoir renoncé à toute volonté de réformer. Seulement 8 mois après son élection, ce discours interventionniste laisse peu d'espoir pour les années à venir. Il est vrai qu'à l'approche des élections municipales comme de toute élection, les hommes politiques ont tendance à en faire le moins possible pour minimiser les risques, mais ne nous faisons pas d'illusion : La société civile va devoir mettre une pression fantastique sur ses gouvernants.

Liberté Chérie poussera donc cette année plus que jamais les réformes libérales dans les domaines qui touchent le plus les Français au quotidien (ce que semblent avoir oublié beaucoup de "responsables" politiques) :

Source : Association Liberté Chérie

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Jean-Bernard

Le fantôme de Staline

vendredi 4 janvier 2008 à 12:13

Quelques temps que je voulais l'acheter déjà, Noël aura été l'occasion de la faire. Le dernier livre de Vladimir Fedorovski : Le fantôme de Staline est tout simplement génial.

Avec les talents d'écrivain qu'on lui connait, Vladimir Fédorovski nous retrace l'histoire de la Russie depuis les derniers Tsars jusqu'à Poutine. L'occasion pour lui d'apporter des élemnts comparatifs entre les différents protagonistes.

Quatrième de couverture :

Les passions et la fureur de l'histoire marquent les personnages de ce livre. Ils sont souvent inattendus, parfois déroutants, toujours démesurés. Un Staline insolite surgit comme un revenant d'une pièce de Shakespeare. Poutine agit tel un James Bond. Les tueurs à gages peaufinent leur talent d'empoisonneur. Les amours sont hors norme, absolus, rappelant l'esprit du célèbre roman de Pasternak, Le Docteur Jivago, dont on fête cette année le cinquantenaire de la parution.

Ce livre annonce le lancement d'une nouvelle collection ayant pour ambition de jeter un «nouveau regard» sur nombre de vérités établies qui ne sont pas conformes à la réalité historique. Ceci concerne particulièrement l'histoire russe, notamment le personnage de Staline. Les archives étant désormais accessibles, il est possible aujourd'hui de dresser un portrait plus précis du tyran rouge. Il offre aussi, à la lumière d'une longue enquête, un nouveau regard sur les faces cachées de Poutine, personnage-clé de la Russie actuelle. Cette évocation est d'autant plus propice que l'actualité est marquée par le quatre-vingt-dixième anniversaire de la révolution bolchevique, sans oublier les élections législatives et présidentielles en Russie.

Ce livre renoue avec les précédents ouvrages d'évasion de Vladimir Fédorovski tels que le Roman de Saint-Pétersbourg car, à la base de documents inédits, l'auteur met en scène la vraie Lara du roman de Pasternak, antithèse lumineuse des personnages terribles du XXe siècle.

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Jean-Bernard

Bonne année !

mercredi 2 janvier 2008 à 13:56

Déjà 37 heures en cette nouvelle année 2008.

Le temps pour moi de vous souhaiter une excellente année 2008, pleine de réussite et surtout en bonne santé. En ce qui me concerne j'ai passé de bonnes fêtes avec la famille et les amis. Me voilà de retour sur mon blog après une semaine d'absence (je sais ça peut parraitre long ^^ ).

Beaucoup d'évènements à venir pour cette année :

  • Les éléctions municipales
  • L'euro 2008 de foot
  • Les JO de Pekin
  • ...

Alors à tous :

BONNE ANNEE 2008
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Jean-Bernard

Une note d'humour pour ce premier week-end de vacances

samedi 22 décembre 2007 à 13:37

Quand l'humoriste Dany Boon nous fait une description des aventures des clients de La Poste :

La Poste on a tous à y gagner ^^

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Jean-Bernard

Petite blague d'usager du métro parisien...

vendredi 21 décembre 2007 à 21:42

Vous connaissez tous le lapin rose qui se fait pincer très fort lorsqu'il met sa main dans la porte coulissante du métro ? Et bien le voilà, en vrai ^^

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Jean-Bernard

La majorité minoritaire à l'assemblée ?

mercredi 19 décembre 2007 à 10:46

Le comble de la soirée au Palais Bourbon hier soir !
Lors du débat parlementaire sur le projet de loi portant sur le pouvoir d'achat des français, on ne pouvait pas dire qu'il y ait eu foule. Cela s'est traduit par une situation qui a faillit tourner au ridicule. Sur 577 députés seulement 72 étaient présent, soit un taux d'absentéisme de 87,5% ! qui dit mieux ?

Sur ces 72 députés présents, 38 étaient de l'opposition contre 34 de la majorité. Bien évidemment l'opposition s'empresse de faire voter une motion rejetant ce projet de loi. Le marathon commence pour la majorité. Il lui faut absolument faire venir des députés supplémentaires sous peine de voir partir te texte aux oubliettes, voir débuter un mini fiasco au sein des représentants élus. La ministre du logement et le ministre du travail vont donc faire des discours long le temps d'envoyer des SMS aux députés qui se la coulent douce. Même Frédéric Lefevre, suppléant d'André Santini devenu membre du gouvernement, a été dans l'obligation de mouiller le maillot en faisant quelques discours longuet pour laisser le temps à la majorité de redevenir majoritaire.

Au final, la motion du PS est rejetée avec 10 voix d'écart ! On peut donc dire que cette troisième séance public de mardi 18 décembre a faillit sentir le vinaigre.

Cet évènement montre bien à quel point les élus se moquent de leurs électeurs. Des simples contribuables que l'on vient traire dès qu'il faut un peu d'argent dans les caisses. C'est inadmissible !
Mais le pire est d'entendre leur justification. En effet officiellement pour espérer se dédouaner de toutes résponsabilités, ces messieurs étaient dans les différents palais de l'Etat pour des pots organisés par les ministres. Il est vrai que le pouvoir d'achat n'étant pas un thème majeur pour les français à l'approche de cette fin d'année, on peut donc se permettre de sécher les séances de présentation à l'assemblée sur ce thème.

A quand la responsabilisation des députés ? On peut difficilement être sur deux mandats en même temps. La gestion, la représentation, est un emploi à plein de temps ! Les parlementaires se pleignent de ne pas avoir assez de pouvoir de décisions entre les mains, mais c'est avec ce genre d'attitude que la situation va s'améliorer. Désolant...

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Jean-Bernard

Réforme de l’Etat : des économies de bouts de chandelle

mardi 18 décembre 2007 à 13:34

Nicolas Sarkozy a prononcé le 12 décembre un très éloquent discours sur la nécessité de réduire les dépenses publiques en réformant l’Etat : « Les administrations publiques dépensent chaque année plus de 1.000 milliards d’euros. Si le taux de dépense publique était le même qu’en Allemagne, nous dépenserions 850 milliards d’euros. Et je n’ai pas le sentiment que l’Allemagne est sous-administrée… La réforme de l’Etat a beaucoup attendu c’est le moins que l’on puisse dire… Sans réduction du poids de nos dépenses publiques, nous n’irons pas chercher le point de croissance qui nous manque ».

C’est le discours du Cri du contribuable depuis sa création. Ce discours était enfin brillamment repris au plus haut niveau ! Après une telle introduction une conclusion s’imposait : pour obtenir « le point de croissance qui nous manque » nous devons immédiatement baisser nos dépenses publiques de 150 milliards d’euros par an. On s’attendait donc à une liste de décisions chiffrées sur les économies à réaliser, dont le total aurait été de 150 milliards.

Le Président s’est contenté d’annoncer que 97 mesures avaient été étudiées et en a commenté trois :

  • les préfets régionaux auront autorité sur ceux des départements.
  • les permis de conduire, cartes d’identité et passeports ne seront plus délivrés par les préfectures mais par les mairies.
  • le budget 2009 de l’Etat sera présenté sur 3 ans.

Aucune de ces trois mesures ne fait faire la moindre économie de dépenses publiques.

Le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez a toutefois précisé que les 94 autres mesures permettraient de réduire les effectifs à partir de 2009 : un départ à la retraite de fonctionnaire de l’Etat sur deux ne serait pas remplacé.
Pour cela certaines mesures ont été annoncées. Le nombre des directions de ministères sera réduit : de 35 à 5 à l’Ecologie ; de 10 à 4 ou 5 à la Culture ; une de moins à l’Agriculture. Huit centres de renseignements administratifs seront fermés. Les directions départementales de l’Equipement seront fusionnées avec celles de l ‘Agriculture. Le ministère de la Défense sera regroupé à Balard. Enfin le divorce par consentement mutuel sera enregistré par les notaires, ce qui dégagera les tribunaux.

Aucun chiffrage des effectifs économisés n’accompagnait ces décisions. Faisons l’hypothèse optimiste qu’elles fourniront les 40.000 postes à réduire chaque année. Comme la moitié des économies réalisées doit être reversée aux fonctionnaires, et que les fonctionnaires débutants sont moins payés que ceux qui partent en retraite, les économies ainsi réalisées s’élèveront à 400 millions d’euros par an. Soit 0,27 % des 150 milliards à réaliser !
Certaines autres mesures annoncées feront peut-être réaliser des économies : une agence des achats de l’Etat sera créée (mais il existe déjà un « groupement d’achats publics ») ; une expérimentation d’agences autonomes sera lancée (espérons que celles-ci ne profiteront pas de leur autonomie pour dépenser plus).

D’autres décisions augmenteront les dépenses de l’Etat : pour faciliter la mobilité des fonctionnaires, leur avancement dans leur ancienne administration sera plus rapide ; les contrôles financiers seront réduits.



Nicolas Sarkozy avait promis que les réformes ne se feraient pas « contre les fonctionnaires ». Il a amplement tenu parole. Il a même annoncé qu’ils seraient “les grands bénéficiaires” de la réforme de l’Etat.
Les perdants seront les Français, qui n’auront pas le point de croissance qui leur manque.

Source : http://www.contribuables.org/

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Jean-Bernard

Le modèle social français en vidéo !

lundi 17 décembre 2007 à 11:01

Bon pour changer voilà une petite vidéo très bien réalisée sur le modèle social français. Je ne sais pas qui l'a fait mais la qualité est optimum. Rien que pour ça BRAVO !

Place à la vidéo maintenant :

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Jean-Bernard

CP| Après Kadhafi, Ahmadinejad bientôt à Paris ?

jeudi 13 décembre 2007 à 15:35

Nicolas Sarkozy ayant résolument pris, à contre-pied de ses promesses de campagne, le parti d’une realpolitik décomplexée, faut-il attendre bientôt la visite à Paris du président iranien, qui a besoin lui aussi d’avions, de missiles, et peut-être de quelques centrales nucléaires ?

Rien n’a été refusé à Mouammar Kadhafi, en voyage officiel à Paris : accueil d’une suite pléthorique de quatre cent personnes, rencontre selon ses désirs avec un parterre de femmes musulmanes, tribune libre à l’Unesco devant un public de groupies, fermeture des ponts de la capitale pour assurer au Guide et à ses « amazones » une paisible croisière sur la Seine, interdiction de toute manifestation d’opposition au dictateur, et même une visite en grandes pompes à l’Assemblée Nationale, cœur de notre démocratie, hélas privée de tout pouvoir en matière internationale.

Regrettons que le Colonel n’ait pas profité de ce passage au parlement pour répondre aux questions que la commission d’enquête sur la libération des infirmières bulgares, séquestrées, torturées et violées huit années durant dans les geôles libyennes, devait avoir très envie de lui poser.

S’il est entendu que la France ne peut se limiter à commercer avec les seuls pays démocratiques, et qu’il y a par ailleurs peut-être quelques raisons géopolitiques de brosser la tignasse de Kadhafi dans le sens du poil, rien ne justifie qu’on prodigue de tels honneurs, et avec un tel zèle, à l’un des pires tyrans encore en activité sur la planète, armes de destruction massives ou pas.

Alors, pragmatisme pour pragmatisme, le prochain invité de prestige de l’Elysée pourrait-il être le président iranien Ahmadinejad, fraîchement dédouané par un rapport des services secrets américains des soupçons qui pèsent sur l’avancement de son programme nucléaire militaire ?

En tout cas, pour certains de ceux qui ont accueilli Kadhafi en France, comme Roland Dumas, qui a reçu son « ami de vingt-cinq ans » mardi dans les salons du Ritz pour une « grande rencontre culturelle en présence du Guide », accueillir le président iranien serait une partie de plaisir.

En effet, l’ancien ministre des affaires étrangères a déclaré mercredi sur France 3 : « Je trouve le régime iranien très démocratique. Il y a un parlement, un président élu, des débats, une presse libre, un comité de 60 personnes qui contrôle les actions du Guide Suprême… ». Adnan Hassanpour, condamné à mort pour « espionnage » en octobre et les dizaines d’autres journalistes emprisonnés à Téhéran pour avoir osé critiquer un régime si démocratique apprécieront.

Alternative Libérale fait part de sa grande tristesse devant la tournure que prend, ou plutôt ne prend pas, notre politique étrangère. Les opprimés de par le monde qui désespèrent de l’absence du « pays des droits de l’Homme » sur la scène internationale peuvent continuer à attendre.

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Jean-Bernard

A quand un PS moderne en France ?

lundi 10 décembre 2007 à 11:44

Loin des utopies du "Grand soir" les partis socialistes européens se sont modernisés, alors que le PS à la française est devenu archaïque au point de surnommer ses cadres : les éléphants...

Dernier exemple en date nous vient tout droit de la péninsule ibérique où le premier ministre espagnol José Luis Zapatero a annoncé qu'il supprimerait l'impôt sur le patrimoine (équivalent à notre impôt sur la fortune) en cas de victoire électorale en mars 2008. Je me demande qui pourrait dire ça actuellement en France ? Même les conservateurs n'y arrivent pas, c'est pour dire...

Mais plus que tout, les motifs invoqués pour justifier la suppression sont plus qu’intéressants. Le ministre de l'économie, Pedro Solbès, a rappelé que cet impôt avait été instauré à une époque où Madrid cherchait à obtenir des informations précises sur les contribuables. Une telle intrusion dans le patrimoine privé des individus n'est, selon lui, plus justifiée.

Réclamons un Parti socialiste moderne, au goût du jour des problèmes actuels que peuvent rencontrer les français. A quand un parti socialiste français à l'image de ses "camarades" européens ? Ambitieux dans ses propositions, réaliste dans sa politique, attentif aux problèmes des citoyens...

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Jean-Bernard