La majorité minoritaire à l'assemblée ?
Le comble de la soirée au Palais Bourbon hier soir !
Lors du débat parlementaire sur le projet de loi portant sur le pouvoir d'achat des français, on ne pouvait pas dire qu'il y ait eu foule. Cela s'est traduit par une situation qui a faillit tourner au ridicule. Sur 577 députés seulement 72 étaient présent, soit un taux d'absentéisme de 87,5% ! qui dit mieux ?
Sur ces 72 députés présents, 38 étaient de l'opposition contre 34 de la majorité. Bien évidemment l'opposition s'empresse de faire voter une motion rejetant ce projet de loi. Le marathon commence pour la majorité. Il lui faut absolument faire venir des députés supplémentaires sous peine de voir partir te texte aux oubliettes, voir débuter un mini fiasco au sein des représentants élus. La ministre du logement et le ministre du travail vont donc faire des discours long le temps d'envoyer des SMS aux députés qui se la coulent douce. Même Frédéric Lefevre, suppléant d'André Santini devenu membre du gouvernement, a été dans l'obligation de mouiller le maillot en faisant quelques discours longuet pour laisser le temps à la majorité de redevenir majoritaire.
Au final, la motion du PS est rejetée avec 10 voix d'écart ! On peut donc dire que cette troisième séance public de mardi 18 décembre a faillit sentir le vinaigre.
Cet évènement montre bien à quel point les élus se moquent de leurs électeurs. Des simples contribuables que l'on vient traire dès qu'il faut un peu d'argent dans les caisses. C'est inadmissible !
Mais le pire est d'entendre leur justification. En effet officiellement pour espérer se dédouaner de toutes résponsabilités, ces messieurs étaient dans les différents palais de l'Etat pour des pots organisés par les ministres. Il est vrai que le pouvoir d'achat n'étant pas un thème majeur pour les français à l'approche de cette fin d'année, on peut donc se permettre de sécher
les séances de présentation à l'assemblée sur ce thème.
A quand la responsabilisation des députés ? On peut difficilement être sur deux mandats en même temps. La gestion, la représentation, est un emploi à plein de temps ! Les parlementaires se pleignent de ne pas avoir assez de pouvoir de décisions entre les mains, mais c'est avec ce genre d'attitude que la situation va s'améliorer. Désolant...




