La cigale ayant tout dépensé cet été...

jeudi 29 novembre 2007 à 14:30

Ce soir, le grand Sarkozy Ier s’exprimera sur TF1 et France 2. Le président du pouvoir d’achat qui a réussi son pari en s’augmentant de 140% viendra nous exposer ses thèses et réussir à ce que cet exploit se réalise dans le porte monnaie de tous les français.

Toutefois, je ne pense pas qu’il apportera une solution viable économiquement dès ce soir, même pire j’ai de plus en plus le pressentiment qu’il ne fera jamais de bonnes réformes en ce sens.
Il existe la croyance du siècle dernier bien entendu qui consiste à faire croire que c’est en taxant les 50 plus grosses fortunes de France que l’on résoudra le problème. Il est évident que ce problème ne prend pas en compte deux aspects le premier c’est le fait qu’ils seront déjà très loin de nos frontières (et à juste titre) le jour où le révolutionnaire communiste de Neuilly arrivera éventuellement au pouvoir, mais aussi que c’est largement insuffisant. Autrement dit voilà une proposition totalement démagogique comme les extrémistes savent toujours le faire.
Il y a ensuite la solution « Rustine » qui consiste à préserver notre système et en particulier tous les petits avantages de chacun : journalistes, marins, agriculteurs, etc… Fort est à parier que c’est la solution que prendra Sarkozy, on l’a déjà vu il y a deux semaines lors du conflit avec les marins. Il leur a accordé une réduction sur le prix du pétrole, résultat augmentation de 2% du prix du poisson à l’étal. Le consommateur va donc trinquer directement depuis son porte-monnaie. Autre exemple, l’exonération des heures supplémentaires et toute la machinerie qui va derrière ressemble plus à une usine à gaz qu’à une véritable réforme comme on aurait pu l’attendre.
Il existe enfin une troisième voie, jamais empruntée car nous avons de grands intellectuels à gauche qui s’imaginent encore que nous avons la meilleure éducation du monde. Cette voie c’est celle de la libération du marché du travail. Baissons les charges qui pèse sur les salaires, redonnons le plein salaire aux salariés (ce qui au bas mot ferait doubler le salaire de chacun quasiment). Evidemment une telle réforme nécessite obligatoirement de réduire le train de vie de l’état, mais à quand la fin de ce scandale monopolistique de la sécu, de la RATP, de la SNCF, d’Air France sur certaines destinations, etc…

Personne n’ose évoquer cette dernière option, la seule qui marche et dont la grande majorité des pays ont déjà fait, certains depuis plus de 20 ans ! L’OCDE relève que nous sommes passés du 3ème rang au 17ème rang du classement des pays par rapport au PIB par habitant. Inutile de chercher si c’est la droite ou la gauche responsable de ce gâchis, ce sont ces deux formations qui depuis trente ans ce sont partagées le pouvoir. Qui n’ont osées aucunes réformes d’importance en matière en réduction du train de vie de l’état. Cela fait trente ans que nos énarques nous explique que le déficit est passager et c’est un investissement sur l’avenir. Mais voilà, le résultat est là et depuis trente ans on emprunte sur le dos des générations futures. Est-il acceptable de voir l’argent que l’on nous prélève servir directement à financer une dette parce que nous vivons au dessus de nos moyens ?

J’attend donc sans grand enthousiasme ce soir pour voir les propositions de Sarkozy. Je ne sais pas pourquoi mais à mon avis il n’y aura rien à en tirer de concrètement valable. La seule question c’est de savoir la forme que prendra la nouvelle usine à gaz.

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Jean-Bernard

Dépenses publique. Oui, l’austérité est nécessaire !

mardi 27 novembre 2007 à 14:16

Dans un discours prononcé le 5 novembre à la Cour des comptes, Nicolas Sarkozy a déclaré : « Je suis convaincu que nous n’assainirons pas la situation de nos finances publiques par des politiques d’austérité. »

Selon le Nouvel Observateur, il a ajouté : « Si l’austérité produisait des résultats, ça se saurait. » Pour le dictionnaire, une politique d’austérité est « une politique qui cherche à réduire les coûts et les dépenses ». Une entreprise en difficulté met en œuvre une politique d’austérité. Ainsi Alcatel va-t-il réduire ses effectifs de 20 % en deux ans. Avec la coopération des syndicats, Ericsson a réduit les siens de 56 %, et redressé sa situation, ce qui provoqua l’admiration de Ségolène Royal lors d’un séjour qu’elle fit en Suède.

Pour Nicolas Sarkozy, l’État peut se dispenser de tels efforts : ses dépenses de personnel vont augmenter de 1,1 % en 2008, et l’ensemble de ses dépenses de 1,6 %. Dans son dernier rapport sur la France, l’OCDE constate: « L’État a insuffisamment réduit le nombre de ses fonctionnaires. »

Tous les pays qui ont réussi à augmenter leur taux de croissance et à réduire leur taux de chômage ont commencé par lancer une politique d’austérité. Une étude de la Banque centrale européenne l’a une fois de plus prouvé il y a deux ans : les onze pays développés qui avaient le plus accru leur taux d’emploi avaient en moyenne baissée leurs dépenses publiques de 10,3 % de leur production (PIB). Ces pays (Irlande, Finlande, Suède, Canada, Pays-Bas, Norvège, Danemark, Espagne, Australie, Nouvelle-Zélande, Angleterre) ont, en baissant leurs dépenses publiques et leurs impôts, allégé leurs entreprises d’un boulet qui les freinait, et redonné du dynamisme à leur économie.

Pour justifier sa position, Nicolas Sarkozy a donné un argument étonnant : « À ceux qui ne croient qu’à la vertu des politiques sacrificielles, je veux dire que les Français n’ont cessé depuis vingt-cinq ans de faire en vain des sacrifices considérables. » Il est exact que les Français ont vu baisser leur revenu par tête, en comparaison de pays semblables. Dans son contrat de législature 2007-2012, l’UMP constatait que la France était passée, de 1982 à 2004, du 9e au 17e rang des pays de l’OCDE pour le PIB par habitant.

Mais c’est justement parce que l’État français n’a pas fait baisser ses dépenses : depuis 1980, les dépenses publiques sont passées de 45,5 % à 53,6 % du PIB, et le nombre de fonctionnaires s’est accru d’un million. L’absence d’austérité des uns a causé les sacrifices des autres.

Source : Contribuables Associés

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Jean-Bernard