CP| Après Kadhafi, Ahmadinejad bientôt à Paris ?

jeudi 13 décembre 2007 à 15:35

Nicolas Sarkozy ayant résolument pris, à contre-pied de ses promesses de campagne, le parti d’une realpolitik décomplexée, faut-il attendre bientôt la visite à Paris du président iranien, qui a besoin lui aussi d’avions, de missiles, et peut-être de quelques centrales nucléaires ?

Rien n’a été refusé à Mouammar Kadhafi, en voyage officiel à Paris : accueil d’une suite pléthorique de quatre cent personnes, rencontre selon ses désirs avec un parterre de femmes musulmanes, tribune libre à l’Unesco devant un public de groupies, fermeture des ponts de la capitale pour assurer au Guide et à ses « amazones » une paisible croisière sur la Seine, interdiction de toute manifestation d’opposition au dictateur, et même une visite en grandes pompes à l’Assemblée Nationale, cœur de notre démocratie, hélas privée de tout pouvoir en matière internationale.

Regrettons que le Colonel n’ait pas profité de ce passage au parlement pour répondre aux questions que la commission d’enquête sur la libération des infirmières bulgares, séquestrées, torturées et violées huit années durant dans les geôles libyennes, devait avoir très envie de lui poser.

S’il est entendu que la France ne peut se limiter à commercer avec les seuls pays démocratiques, et qu’il y a par ailleurs peut-être quelques raisons géopolitiques de brosser la tignasse de Kadhafi dans le sens du poil, rien ne justifie qu’on prodigue de tels honneurs, et avec un tel zèle, à l’un des pires tyrans encore en activité sur la planète, armes de destruction massives ou pas.

Alors, pragmatisme pour pragmatisme, le prochain invité de prestige de l’Elysée pourrait-il être le président iranien Ahmadinejad, fraîchement dédouané par un rapport des services secrets américains des soupçons qui pèsent sur l’avancement de son programme nucléaire militaire ?

En tout cas, pour certains de ceux qui ont accueilli Kadhafi en France, comme Roland Dumas, qui a reçu son « ami de vingt-cinq ans » mardi dans les salons du Ritz pour une « grande rencontre culturelle en présence du Guide », accueillir le président iranien serait une partie de plaisir.

En effet, l’ancien ministre des affaires étrangères a déclaré mercredi sur France 3 : « Je trouve le régime iranien très démocratique. Il y a un parlement, un président élu, des débats, une presse libre, un comité de 60 personnes qui contrôle les actions du Guide Suprême… ». Adnan Hassanpour, condamné à mort pour « espionnage » en octobre et les dizaines d’autres journalistes emprisonnés à Téhéran pour avoir osé critiquer un régime si démocratique apprécieront.

Alternative Libérale fait part de sa grande tristesse devant la tournure que prend, ou plutôt ne prend pas, notre politique étrangère. Les opprimés de par le monde qui désespèrent de l’absence du « pays des droits de l’Homme » sur la scène internationale peuvent continuer à attendre.

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Jean-Bernard

Diminuer les nuisances sonores....

mercredi 5 décembre 2007 à 00:12

Si il est vrai que vivre à côté d'un aéroport est loin d'être royal, il y a des ministres qui manquent parfois l'occasion de se taire....

Des mesures qui partent dans le bon sens en élevant de 300 mètres la hauteur de vol d'attente des avions avant leur atterrissage peut paraître une bonne prise de décision, en revanche la ministre de je ne sais trop quoi alias Koscuisko-Morizet avec sa folie des taxes devrait réviser quelques classiques... En effet cette charmante ministre (déjà instigatrice du principe de précaution... ^^ ) nous propose de taxer les avions qui décolleraient entre 18h et 22h. Cette taxe passerait de 80€ actuellement à 340 euros !

Il faudrait peut-être rappeler à cette dame que tous les français ne bénéficient pas d’avions spécialement affrétés par l'Etat français au frais des contribuables, mais que la grande majorité des français payent leur billet ! Pour une politique du pouvoir d'achat on en est bien loin. Car il ne faut pas se leurrer cette taxe sera entièrement retranscrite dans le prix du billet.

On a l'impression d'assister à une politique de celui qui inventera la meilleure taxe, tous politiques confondus. La droite la plus conservatrice d'Europe est à la hauteur de ces amis les communistes. Mais je vais me prêter au jeu, voici une petite liste bien loin d'être exhaustive de taxe en tous genre :

  • Taxe sur la dose de carbone que l'on rejette dans l'atmosphère en respirant, très facile à mettre en oeuvre il suffit de faire une visite chez le médecin chaque année, il fait un bilan énergétique qu'il applique sur l'année.
  • Taxe sur la consommation d'eau par rapport à la pluviométrie annuelle, là aussi très facile à mettre en oeuvre il suffit de relever le compteur d'eau de chaque habitation et de le comparer à la pluviométrie annuelle. Si on consomme plus d'eau qu'il n'en tombe on taxe.
  • Taxe sur la connerie, très difficile à mettre en place car elle risque de rencontrer une forte opposition des politiques. Coluche à ce sujet d’ailleurs avait une excellente phrase : « S'il y avait un impôt sur la connerie, l'état s'autofinancerait ».
  • Taxe sur le mensonge, impossible à mettre en place trop de politiciens dise une chose et fait son contraire.

Ce ne sont pas les idées qui manquent, comme quoi pas besoin d’être énarque pour sortir des taxes en tous genre. On pourrait par ailleurs ressortir des vieilles taxes comme l’impôt sur le vélo, c’est très en vogue en ce moment… Sans oublier l’impôt sur les fenêtres ;)

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Jean-Bernard

CP| Soutenir Kasparov contre le tzar Poutine

lundi 3 décembre 2007 à 00:40

Alors que des fraudes massives ont marqué les élections législatives russes, Alternative Libérale appelle la France à dénoncer la mascarade et à soutenir ouvertement Gary Kasparov, seul opposant audible à la dictature de Poutine.

Retour aux heures les plus noires pour la Russie dont nul ne peut plus ignorer qu'elle est redevenue une dictature : mainmise totale de l’Etat sur les médias et les ressources énergétiques, exils et assassinats politiques, internement psychiatrique abusifs de journalistes, élections truquées.

Le reste de vernis qui faisait encore vaguement illusion s’efface, avec la volonté manifeste de Poutine d'être le nouveau Tzar et de contourner la constitution pour garder indéfiniment les commandes, avec ses amis kagébistes.

Le hold-up électoral est total : les médias, notamment télévisuels, sont devenus des organes de propagande du régime. Quant aux opposants, privés même de toute réunion publique, les voilà violemment réprimés, comme l’a montré l’arrestation de Gary Kasparov à quelques jours du scrutin.

Celui-ci avait eu le tort d’organiser une manifestation, des plus pacifiques, de "Ceux qui ne sont pas d'accord", où mille personnes avaient bravé leur peur à Moscou, encerclés par un impressionnant dispositif policier.

Depuis des années, Kasparov tente de fédérer les forces d'oppositions, notamment libérales, au régime de Vladimir Poutine. Il a réussi à construire une coalition, l'Autre Russie, dont il a pris le leadership en tant que candidat à l'élection présidentielle.

Sa stratégie de guérilla médiatique, prenant à témoin les médias occidentaux de la violence du régime, commence à porter ses fruits : la moindre de ses manifestations est immédiatement réprimée par la police mais les clichés, eux, font le tour du monde. A chaque intimidation du régime, les opposants se multiplient, plus nombreux, plus déterminés.

Il se pourrait bien que cette "ouverture" soit le prélude à un mouvement de résistance plus large, mais Kasparov ne pourra mettre le roi Poutine en échec que s’il est soutenu par des ONG étrangères, associations que le pouvoir tente aujourd’hui d'éliminer du paysage en rendant impossible leur financement.

Les Révolutions naissent et se financent souvent de l'étranger : un scénario Orange pour la Russie est-il possible ? Une Dame de coeur pour le Roi courage Kasparov ? Et pourquoi pas ? A condition que Kasparov réussisse à percer une brèche dans le sarcophage de propagande où est tenue l'opinion. Comment parler aux Russes endoctrinés par le Kremlin, privés de médias libres ?

Le rôle de la France, berceau des Lumières et de la Démocratie, peut être crucial dans ce combat. Ferons-nous mentir les inquiétudes de Kasparov qui, à Paris la semaine dernière, s'inquiétait du silence de notre gouvernement sur la situation à Moscou, alors qu’il espérait trouver ici un allié dans son combat pour la démocratie ?

Nicolas Sarkozy regrettait avant son élection que son prédécesseur aimât serrer la main de Poutine. Il a dû la serrer à son tour. Nous espérons maintenant qu’il saura agir contre ce régime dangereux qui naît aux portes de l'Europe.

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Jean-Bernard