Une taxe toujours des taxes...

jeudi 17 janvier 2008 à 22:46

Après moultes hésitations de l'exécutif sur comment financer la suppression des publicités de France Télévisions, qui il faut le reconnaitre est le sujet de préoccupation majeur des français, il semblerait que nous nous orientions vers.... une taxe.

Le Français ayant un pouvoir d'achat si élevé ont peut bien se permettre de lui ponctionner une petite part supplémentaire, après tout l'état gère tellement mieux notre argent qu'une telle aide ça ne se refuse pas. Donc pensez à acheter rapidement tous vos appareils électroménagers car bientôt non seulement après avoir payé l'écotaxe ainsi que la taxe sur la propriété intellectuelle (pour tous les appareils d'enregistrement), sans parler de la TVA, vous devrez payer un supplément au nom du financement du service public. J'annonce donc d'ors et déjà à tous les magasins d'électroménagers que c'est terminé ils viennent de me perdre comme client car désormais j'en ai marre de servir de vache à lait pour un système à l'agonie. J'achèterai sur Internet, loin des ponctions étatiques en tous genres.

Mes propositions pour le monde audiovisuel :

  • Supprimons au moins la moitié des chaînes TV publiques (grand maximum trois chaînes maximum, l'idéal étant qu'il y en ait pas du tout. Au nom de quoi l'état se permet de faire de la propagande avec notre argent ?), il y aura déjà plus d'argent à se repartir.
  • Redonner au CSA le rôle de simple "attributeur" de fréquence TV et non d'autorité de censure.
  • Augmenter éventuellement les tarifs des pages publicitaires sur le service public.
  • Laisser le choix aux contribuables de financer la redevance à hauteur qu'il souhaite. Ceux qui voudront y mettre beaucoup d'argent le feront et ceux qui souhaitent faire autre chose de cet argent le feront aussi. Il faut responsabiliser, or ce n'est pas en obligeant sous la contrainte qu'on le fait !

Voilà les principales idées qui me viennent en vrac à l'heure où j'écris ce billet. Maintenant certaines sont plus ou moins réalisables rapidement.

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Jean-Bernard

CP| Suppression des départements: la commission Attali reprend la proposition d'Alternative Libérale

lundi 14 janvier 2008 à 11:53

Tout le monde s’accorde à dénoncer le caractère obsolète de l'échelon administratif départemental. Reprenant la proposition d’Alternative Libérale, la Commission Attali demande la suppression des conseils généraux et le rattachement de leurs compétences aux régions et aux agglomérations de communes. Ce sera aussi le thème de campagne des candidats de Alternative Libérale aux élections cantonales, dont Louis-Marie Bachelot dans le Maine-et-Loire, Jacques Barthel dans le Bas-Rhin et pas moins de 4 candidats dans les Bouches-du-Rhône.

S’attaquer au poids de l’Etat, c’est aussi restructurer le fameux « mille-feuilles » administratif. Depuis de nombreuses années, les collectivités locales contribuent largement à la croissance des dépenses et des effectifs de la fonction publique. Résultat effectifs pléthoriques, accroissement de la bureaucratie et multiplication des emplois en doublon. Il est temps de rationaliser le fonctionnement de ces strates et de revenir sur leur dérive incontrôlée jusqu’à présent.

Alternative Libérale s’associe pleinement à cette proposition et demande au gouvernement de la mettre en œuvre aussi rapidement que possible. Le renforcement du rôle des municipalités et des régions constitue une étape importante dans le mouvement de décentralisation inachevé, assurant une simplification considérable de la vie des élus locaux et des entreprises.

Nous constatons aussi que la décentralisation « à la française » s'est accompagnée d'une recentralisation fiscale, la moitié des budgets des départements étant des dotations étatiques. Nous ajoutons deux propositions complémentaires aux recommandations de la commission : rendons l'autonomie fiscale et financière aux collectivités et abrogeons le statut de la fonction publique territoriale.

Le chemin vers des collectivités libres et responsabilisées reste complexe. Faisons le premier pas dimanche 9 mars !

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Jean-Bernard

Sarkozy : Pour la rupture, on repassera...

mercredi 9 janvier 2008 à 21:33

Nicolas Sarkozy a tenu hier sa conférence de presse de rentrée. Alors que ses discours lors de la campagne électorale pouvaient nous faire attendre des réformes de fond (certes sans illusion, comme nous l'avions dit à maintes reprises), nous constatons aujourd'hui que le nouveau Président de la République se complait fort bien dans l'immobilisme.

Son discours d'hier est, à cet égard, consternant :

  • Emploi : rien sur l'allègement du code du travail, des charges sociales...
  • Rien sur la réforme de l'assurance maladie
  • Rien sur la réforme des retraites
  • Rien sur l'éducation
  • Rien sur la fiscalité et l'épargne (excepté une nouvelle taxe pour financer France Télévisions)
  • Rien sur la réforme du syndicalisme, pourtant préalable à toute autre réforme

Nicolas Sarkozy semble donc inconscient des principales préoccupations des Français au quotidien. Où est la rupture ?

Les seules mesures annoncées sont des gadgets bureaucratiques et coûteux.

Citons entre autres :

- Une mission sur la croissance confiée à deux Prix Nobel : Les deux Prix Nobel retenus pour cette mission ne sont certainement pas ceux dont les idées permettront de relancer la croissance française. Joseph Stiglitz est l'idole des mouvements altermondialistes dans le monde entier. Quand à Amartya Sen, il ne cache pas ses convictions fortement ancrées à gauche. Nicolas Sarkozy ne savait donc pas comment relancer la croissance lorsqu'il briguait les suffrages des Français ?

- Un possible arrêt de la culture des OGMs : Aucun danger relatif à la consommation d'Organismes Génétiquement Modifiés n'a jamais été prouvé. Tous les grands pays développés à travers le monde poursuivent des politiques de culture et de recherche sur les OGM. En les interdisant, Nicolas sarkozy céderait à l'une revendication infondée des mouvements écologistes d'êxtrême-gauche.

- La suppression de la publicité sur les chaines de télévision publiques : Nicolas Sarkozy fait sienne une idée que l'on n'entendait jusqu'à présent que dans les milieux d'extrême-gauche. Il souhaite en effet taxer les chaînes privées, les fournisseurs d'accès Internet et les opérateurs de téléphonie mobile pour financer les chaînes publiques. Si on avait laissé le choix aux consommateurs entre conserver la publicité sur les chaînes publiques et se faire taxer sur les autres services qu'ils utilisent, qu'auraient-ils répondu ?

- Une politique industrielle relancée à l'aide de la Caisse des Dépôts et un protectionnisme assumé : L'idée même de "politique industrielle" est absurde. Les hommes de l'Etat n'ont jamais été et ne peuvent pas être de bons entrepreneurs, car leur destin n'est pas lié à leurs résultats dans l'entreprise. Croire en l'illusion d'un Etat entrepreneur, c'est croire en la justification et l'efficacité de la collectivisation des ressources et de la planification centralisée. L'Histoire a pourtant déjà tranché. Quand au protectionnisme, il pénalise tous les consommateurs ainsi que les concurrents français des entreprises protégées.

Les propositions avancées lors de cette conférence de presse sont inquiétantes pour l'avenir puisque Nicolas Sarkozy semble avoir renoncé à toute volonté de réformer. Seulement 8 mois après son élection, ce discours interventionniste laisse peu d'espoir pour les années à venir. Il est vrai qu'à l'approche des élections municipales comme de toute élection, les hommes politiques ont tendance à en faire le moins possible pour minimiser les risques, mais ne nous faisons pas d'illusion : La société civile va devoir mettre une pression fantastique sur ses gouvernants.

Liberté Chérie poussera donc cette année plus que jamais les réformes libérales dans les domaines qui touchent le plus les Français au quotidien (ce que semblent avoir oublié beaucoup de "responsables" politiques) :

Source : Association Liberté Chérie

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Jean-Bernard